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« Twehechtek » : Sara Moullablad chante l’absence et la nostalgie amoureuse


Sara Moullablad dévoile « Twehechtek », une ballade nocturne et introspective sur le manque amoureux, premier extrait d’un EP à paraître, accompagné d’un clip tourné à Casablanca.



« Twehechtek » : Sara Moullablad chante l’absence et la nostalgie amoureuse
Avec « Twehechtek », premier extrait d’un EP à paraître, la chanteuse et auteure-compositrice Sara Moullablad explore la nostalgie et le manque amoureux à travers une chanson à la fois introspective et nocturne. Réalisé par Reda Lahmouid et filmé à Casablanca, le clip met en scène l’artiste aux côtés du comédien Ayoub Gretaa, dans une errance sensible où absence, mémoire et ville se répondent. Le titre sera disponible dès le 6 février.

Dépouillée et intensément habitée, « Twehechtek » (« Tu m’as manqué ») dévoile un univers émotionnel subtil, où le sentiment amoureux se traduit avec retenue et finesse. Ce premier morceau introduit un EP de trois titres, pensé comme un ensemble narratif et sensoriel cohérent, où mémoire, déambulation urbaine et émotions intimes s’entrelacent avec délicatesse.

Une simplicité expressive

Par sa phrase minimaliste, « Twehechtek » instaure immédiatement une atmosphère intime et contemplative. La chanson n’essaie ni de justifier ni de réparer le manque : elle l’énonce avec lucidité. Sara Moullablad explore un état d’âme familier, celui qui s’installe dans le calme de la nuit, lorsque les souvenirs prennent le dessus sur la raison.

Le manque n’est ni dramatique ni théâtral ; il est observé avec douceur et sérénité. La chanteuse ne parle ni d’attente ni de retour, mais de la persistance d’une présence intérieure, que ce soit un amour passé, une relation révolue ou une part de soi-même qui continue de se souvenir malgré le temps qui passe.

Sobriété musicale et atmosphère nocturne

Musicalement, le morceau mise sur la retenue et la clarté, avec une voix naturelle et sans excès, portée par une écriture précise. L’ambiance nocturne laisse respirer les silences, renforçant la dimension méditative de la chanson. Ce premier extrait donne le ton émotionnel de l’EP à venir, chaque morceau prolongera cette réflexion intime, comme des fragments d’un même paysage affectif.

Casablanca, mémoire vivante

Le clip, réalisé par Reda Lahmouid, prolonge la chanson par une poétique visuelle subtile. Les faux raccords, ruptures spatiales et variations temporelles traduisent l’imperfection des souvenirs, rappelant que la mémoire est fragmentée, mouvante et parfois incertaine.

Au cœur de cette déambulation, Casablanca devient un personnage à part entière. Ses rues, lumières et espaces traversés incarnent des histoires vécues, des absences et des réminiscences, donnant à la ville une dimension affective et symbolique.

Une présence entre réel et imaginaire

Face à Sara Moullablad, Ayoub Gretaa incarne un personnage volontairement ambigu. Présent, absent, réel ou imaginaire, il oscille entre apparition et effacement. Cette indétermination renforce la tension émotionnelle du clip et reflète la fragilité et l’incertitude des souvenirs amoureux.

Révélé par ses rôles dans El Maktoub et Dem El Machrouk, Ayoub Gretaa apporte ici une présence intérieure et nuancée, renforcée par son expérience au cinéma, notamment dans La Mer au loin de Saïd Hamich, qui l’inscrit parmi les Révélations des César 2026. Sa performance, tout en retenue, dialogue avec celle de la chanteuse dans une relation à l’écran subtile et authentique.

Mardi 3 Février 2026